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Paroles de Léon

Florian chez BOX

J'ai envie de prendre des risques, de participer à ce moment-clé où l’écosystème se développe. Je ne voudrais pas arriver "après la bataille" 

Parti à Berkley en 2005 pour terminer ses études d’ingénieur, Florian découvre à San Francisco un état d’esprit «  incroyablement progressiste et entrepreneur » et une énergie qui contrastent avec l’atmosphère de la France à l'époque. Alors il décide d'entamer sa carrière dans la Silicon Valley et décroche son premier job chez Box en 2006 qu’il rejoint en tant que premier ingénieur. Florian y vit les premières heures d’une start-up qui va connaitre une hypercroissance. Il « s’éclate » à construire la boîte et le produit et se sent tiré vers le haut par son travail.  Quand il échange avec ses amis restés en France, il se rend à l’évidence qu’aucun de leur travail  n’est aussi galvanisant que le sien ! Aujourd’hui, 10 ans après, Box compte 1300 employés et est entré en bourse… Bref, le modèle type de la start-up californienne succesfull. 

Aujourd’hui, il rentre en France, parce que c’est maintenant que tout est en train de se passer !

Florian pensait vraiment rester aux États-Unis toute sa carrière et ne rentrer en France que pour sa retraite. Mais depuis deux-trois ans, il observe l’écosystème français qui évolue à toute vitesse, et réalise que c’est en ce moment que tout change en France. La culture française lui semble dégrippée, des exemples comme BlaBlaCar ou Sigfox l’inspirent.   

Alors pour lui, c’est l’heure. L’heure de rentrer, l’heure de créer sa propre structure en France. Florian estime qu’il lui sera facile de recruter en France, des ingénieurs de talents, sous-utilisés dans des structures vieillissantes. Les opportunités sont vraiment en France aujourd’hui, estime-t-il. Il a envie de prendre des risques, de participer à ce moment-clé où l’écosystème se développe. Il ne voudrait pas arriver "après la bataille".

Concrètement, il n'a pas de doute sur le dynamisme qu'il trouvera en rentrant. Cependant, il se pose pour son retour, des questions qui sont plutôt d’ordre pratique. Toutes ces petites tracasseries qui mises bout à bout pourraient freiner son élan. Le premier problème identifié, ce sont les taxes. Car il est très difficile de trouver des experts compétents qui sachent gérer correctement avec le fisc français et américains tout ce qui touche aux stock-options. De même, une série de formalités à effectuer telles que la sécu ou le permis de conduire constituent autant de questions auxquelles il n'a pas la réponse aujourd'hui et qui pourraient lui faire perdre du temps et l'énergie dont il a temps besoin pour lancer son projet.

Mais l’opportunité se présente de monter sa start-up à Lyon, avec son meilleur ami, alors ils vont s’y atteler dès septembre 2015, après un séjour préalable en Asie pour étudier les places de marché à saisir. A suivre de très près donc.

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