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Fiscalité
Saviez-vous qu'il existait un nouveau régime fiscal ouvrant droit à exonération, dédié aux impatriés? Le point sur ce nouveau régime issu de la loi de modernisation de l'économie du 4 aout 2008.
C'est la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 (la LME) qui a instauré ce nouveau régime des « impatriés » codifié sous l’article 155 B du CGI, remplaçant le régime prévu à l'article 81B du même code (qui continue toutefois de s’appliquer pour les personnes salariées qui ont pris leurs fonctions avant le 1er janvier 2008). Ce nouveau régime est ouvert aux salariés et dirigeants qui leur sont fiscalement assimilés ayant pris leurs fonctions à compter du 1er janvier 2008.
L'entreprise doit disposer en France de son siège social ou d'un établissement, peu importe sa forme juridique.
1. Le supplément de rémunération lié à l’impatriation
Sa nature ? Il s’agit d’une prime qui correspond aux suppléments de rémunération, en nature ou en espèces directement liée à l’exercice temporaire d’une activité professionnelle en France.
Pour quel montant ? A raison de son montant réel, prévu par le contrat de travail ou dans un avenant à celui-ci, établi préalablement à la prise de fonctions en France ou sur option d’un montant évalué, réputé égal à 30 % de la rémunération nette totale. Cette option n’est toutefois pas ouverte aux salariés et dirigeants appelés par une entreprise étrangère auprès d’une entreprise établie en France.
L’exonération est toutefois subordonnée à la condition que la rémunération de l’impatrié soumise à l’impôt sur le revenu soit au moins égale à celle perçue au titredes fonctions analogues dans la même entreprise ou à défaut dans des entreprises similaires établies en France. Le cas échéant, la différence entre la rémunération nette de la " prime d’impatriation " et la rémunération de référence est ajoutée à la rémunération imposable.
La détermination de la prime d’impatriation résulte des modalités déterminées par l’employeur qui doit être en mesure de justifier par tous moyens de son existence et de son montant.
2. La fraction de la rémunération se rapportant à l’activité exercée à l’étranger
La part de rémunération se rapportant à l’activité exercée à l’étranger pendant que l'impatrié est en France est exonérée d’impôt sur le revenu sous réserve que les séjours à l’étranger soient réalisés dans l’intérêt exclusif et direct de l’entreprise au sein de laquelle le redevable exerce son activité.
NB : Le plafonnement de l’exonération de la prime d’impatriation et de la fraction de la rémunération se rapportant à l’activité exercée à l’étranger
L’exonération de la prime d’impatriation et de la part de la rémunération correspondant à l’activité exercée à l’étranger ne peut excéder 50 % de la rémunération nette totale imposable selon les règles des traitements et salaires au titre de l’année considérée, avant application du régime prévu à l’article 155 B du CGI.
Ou sur option du contribuable, l’exonération de la rémunération correspondant à l’activité exercée à l’étranger ne peut excéder 20 % de la rémunération imposable de l’intéressé (hors prime d’impatriation exonérée).
3. L’exonération de certains « revenus passifs » perçus à l’étranger et de certaines plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux détenus à l’étranger
Les impatriés peuvent bénéficier, sous certaines conditions, pendant la durée d’application du régime spécial d’imposition de certains éléments de leur rémunération, d’une exonération d’impôt sur le revenu à hauteur de 50 % du montant de certains revenus passifs perçus à l’étranger et de certaines plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières et de droits sociaux détenus à l’étranger.
Les revenus passifs et les plus-values concernées sont les suivants :
L’exonération de ces revenus s’applique jusqu’au 31 décembre de la 5ème année suivant la prise de fonctions en France du bénéficiaire au titre de chacune des années au cours desquelles l’impatrié a son domicile fiscal en France au sens des a et b du 1° de l’article 4B du CGI.
Pour plus de précisions, consultez nos sources : Direction Générale des Finances Publiques
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